Jean Cocteau
Lycée
Miramas cedex
 

Pauvre petit marin

dimanche 20 mars 2011, par Myriam Remigy

Pauvre petit marin

Le soleil commençait à se lever, l’équipage dormait toujours. C’était le jeune marin Hollande âgé de vingt ans qui était de garde. Il marchait sur le pont de long en large, scrutant la mer à la vue d’un navire ennemi, mais le brouillard épais rendait la surveillance plus difficile, il ne voyait rien à plus d’une dizaine de mètres. Ses yeux se faisaient lourds et la fatigue le prit de plus en plus après une nuit de surveillance. Soudain il vit une silhouette sombre dans le brouillard, il appela doucement le deuxième marin de garde. Celui-ci regarda attentivement mais ne vit rien, il dit que la fatigue lui jouait des tours, mais monsieur Hollande insista, il était sûr de ce qu’il avait vu. Il finit par faire sonner l’alerte, en quelques secondes les hommes étaient prêts au combat. Le commandant alla voir les deux marins de garde et leur demanda ce qu’il ce passait. Le marin Hollande lui répondit qu’il avait vu la silhouette d’un navire à tribord. Le commandant et d’autre officier regardèrent mais ne virent aucune silhouette. Le deuxième marin de garde dit au commandant qu’il n’avait rien vu. Le commandant fini par lever l’alerte et les hommes quittèrent leur poste de combat, le commandant félicita le marin pour sa prudence même s’il avait réveillé les hommes pour rien. Alors que les hommes quittèrent leur pont, le navire corsaire français qu’ils traquaient, arriva par derrière à tribord et ouvrit le feu sur le bâtiment britannique. Les marins retournèrent vite à leur poste, ils tirèrent quelques coups de canon mais le navire corsaire repartit aussi vite qu’il était arrivé. Une dizaine d’hommes furent tué et autant furent blessés et le navire anglais eut de gros dégâts. Lorsque les réparations furent terminées le navire reprit sa poursuite.
Après des jours de navigation ils découvrirent une petite île inconnue avec des espèces d’animaux nouveaux. Le docteur du navire qui aimait la nature et faire des recherches sur les plantes et sur les animaux, qui était aussi un ami de longue date du commandant, demanda l’autorisation d’aller sur l’île. Tout d’abord le commandant refusa à cause de la mission mais après que le docteur lui eut rappelé qu’il lui avait sauvé la vie dans le passé, il accepta. Le docteur avec une escorte, dont le marin Hollande faisait partie, alla sur l’île. Le marin Hollande était en tête du groupe, il était à une vingtaine de mètres devant, et faisait l’éclaireur. Lorsqu’il arriva en haut d’une bosse il vit le navire Français qu’ils poursuivaient dans une crique plus bas, il avait jeté l’ancre. Le marin retourna auprès de son groupe pour leur dire ce qu’il avait vu. C’est alors qu’un groupe de soldat Français arriva et ouvrit le feu sur les soldats britanniques. Les coups de feu retentirent jusqu’au camp anglais. Immédiatement des troupes partirent à la rencontre du groupe. Le docteur avait été blessé à la jambe et la moitié des hommes étaient tombée. Lorsque les renforts anglais arrivèrent les corsaires se replièrent vers le navire. Les anglais firent de même, et ils levèrent l’ancre pour rattraper le navire corsaire. La nuit tomba et le brouillard commença à venir. C’est alors qu’ils aperçurent des explosions au loin avec des bruits de tonnerre. Le commandant cria à ses hommes de se mettre à l’abri et quelques secondes après les boulets de canons explosèrent dans l’eau pour certains et pour d’autre ils touchèrent le navire. Le navire anglais riposta, mais la portée de tir de ses canons était trop courte, les boulets explosaient trop loin du navire Français.
Alors le commandant trouva une ruse pour tromper son ennemi. Il ordonna de cesser le feu et d’éteindre les lumières, mais le navire Français continuait de tirer. Il fit construire un radeau, que les marins mirent à l’eau. A l’arrière du navire. Un homme monta à bord, et lorsque le radeau fut assez loin du navire il alluma la lanterne sur le mât, puis il prit la corde qui reliait le radeau au navire et le marin Hollande tira sur la corde pour le ramener sur le navire. Les corsaires ouvrirent le feu sur la lumière qui perçait le brouillard croyant que c’était le navire anglais. Un boulet de canon ricocha sur l’eau et tua le marin anglais qui remontait. Les anglais regardèrent leur ami qui coulait pris par la tristesse, ils ne dirent pas un mot. Le radeau partit du côté opposé du navire anglais et le navire corsaire le suivit.
Cela faisait deux fois que ce navire corsaire les attaquait par surprise, les hommes appelaient ce navire le « navire fantôme » car il arrivait sans que personne ne le voie, ils pensaient que ce navire était envoyé par le diable. Les marins accusèrent leur camarade Hollande de leur porter la poisse que c‘était sa faute si le « navire fantôme » les attaquait. Certains disaient que c’étaient de simples coïncidences mais les faits étaient là disait un marin, « c’est lorsqu’il était de garde sur le pont que le « navire fantôme » nous attaqués pour la première fois, dit un marin. » Il avait aussi participé à l’expédition du docteur, il avait été leur éclaireur, « résultat ils sont tombés dans une embuscade, dit un autre marin. ». Un moussaillon rajouta que c’était aussi lui qui tenait la corde pour remonter Harris et il est mort. L’équipage restait divisé sur l’opinion et ceux qui pensaient que Hollande était la cause de tout leur malheur commencèrent à le maltraiter à l’éviter et à le mettre de côté. Ils arrivèrent au cap Horn, des vents violent faisaient tanguer le navire, de haute vagues se formaient, et un rideau de pluie rendait la visibilité plus difficile. Le mât du navire commençait à se casser et la voile se déchira. Un homme y était suspendu au, il avait glissé à cause de la pluie et se tenait par le bout des doigts. Le marin Hollande monta le secourir, il grimpa la longue échelle de corde. Il arrivait à la moitié de l’échelle lorsque le mât ce cassa et tomba à la mer. Le marin Hollande retomba sur le pont mais le marin accroché au mât était tombé à la mer. Il essayait de nager vers le mât qui était toujours accroché au navire par des cordes. Ses amis l’encourageaient, mais le mât tirait le navire le faisant pencher. Un des officier dit au commandant que s’ils ne coupaient pas les cordes, le navire coulerait. Alors le commandant et des officiers furent dans le regret de couper les cordes pour la survie de l’équipage. Le mât partit au loin, et les vagues empêchèrent le marin de rattraper le mât, tandis que le navire s’éloigna dans le sens opposé.
A ce moment-là tous les marins étaient du même avis : Hollande portait la poisse ! Le commandant du navire essaya de lui remonter le moral, mais il était mis à l’écart de tous les marins et chaque jour c’était plus difficile à supporter. Un jour, un des marin en passant à côté de lui sur le pont le poussa. Le commandant, qui le vit, le fit fouetter, ce qui renforça la colère. Plus personne ne lui parlait, ils faisaient comme s’il n’était pas là. Une nuit il se promena sur le pont du navire il parla avec un marin un peu plus jeune que lui. Il avait perdu un bras lors de la seconde attaque du navire, il disait de ne pas lui en vouloir, qu’il ne pensait pas que c’était de sa faute, ainsi que tous les autres événements tragiques. Malheureusement ce n’était pas l’avis de tout le monde. Il ne lui était désormais plus possible de supporter cette situation, cette mise à l’écart. Le jeune homme partit se coucher car son quart était fini. Lorsque Hollande fut seul sur le pont, cinq marins montèrent doucement, ils s’approchèrent de lui. Un des cinq hommes lui donna un coup à la tête avec une planche. Hollande s’effondra sur le pont et ils le mirent à l’eau.

Adrien GEEREBAERT et Kévin JACQUIN

 
Lycée Jean Cocteau – BP 33 - 13141 Miramas cedex – Responsable de publication : Jean-Christophe DURIVAL (Proviseur)
Dernière mise à jour : mardi 7 janvier 2020 – Tous droits réservés © 2008-2020, Académie d'Aix-Marseille